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UE : une cyber force en train de voir le jour à l’initiative de la Lituanie

En Europe, les cyberattaques locales et transfrontalières seront dorénavant anticipées et éventuellement neutralisées par la nouvelle force européenne de cyber-réponse en cours de mise en place à l’initiative de la Lituanie. Pour concrétiser le projet, une déclaration d’intention sur le développement des équipes de la force de réaction rapide de l’UE a été signée.

 

En effet, cette initiative de cyber-réponse et d’assistance mutuelle en matière de cybersécurité a été lancée dans le cadre de la coopération structurée permanente (PESCO) avec 16 autres projets. Le projet a été approuvé par les Etats membres de l’UE depuis fin 2017 et est, par ailleurs, le seul parmi les 17 projets qui est le plus avancé grâce à un élan de solidarité dans la défense entre membres, selon le secrétaire général adjoint du service européen pour l’action extérieure, Pedro Serrano.

Pour rappel, la Coopération Structurée Permanente (PESCO) est un instrument prévu par le traité de Lisbonne pour approfondir la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense pour les États membres de l’UE dotés de capacités militaires répondant à des critères plus élevés.

« Les pays de l’UE n’ont pas eu l’opportunité de traiter ensemble des incidents cybernétiques jusqu’à présent, et dans le même temps, les attaques ne sont pas limitées par les frontières nationales. La Lituanie a joué un rôle de premier plan en proposant d’abord une solution pratique pour renforcer la défense collective dans le cyberespace et contrer les menaces dans une nouvelle dimension », a déclaré le ministre de la Défense nationale, Raimundas Karoblis.

L’acte juridique, sur la base de la déclaration d’intention signée, devrait suivre, selon le ministre. Et, sous l’impulsion de l’initiateur du projet, des équipes d’intervention rapide en matière de cybercriminalité devraient être formées par des spécialistes des enquêtes sur les incidents cybernétiques et d’autres institutions chargées de la sécurité dans les pays participants.

« En réalité, cela ressemblerait à ceci : chaque participant aurait besoin d’une unité de cybersécurité permanente qui pourrait rejoindre la neutralisation et l’investigation en réalité virtuelle ou même en réalité physique en cas d’incident cybernétique important », explique le ministre R. Karoblis.

Les pays signataires de la déclaration d’intention sont : la Lituanie, l’Estonie, la Croatie, les Pays-Bas, la Roumanie et l’Espagne, qui seront rejoints, en fin d’année, par quatre autres pays, la Belgique, l’Allemagne, la Grèce et la Slovénie encore observateurs. Le nombre de membres de l’Union intéressés par l’adhésion a augmenté très vite depuis le lancement, selon le ministère de la Défense.

Selon les données du centre national de cybersécurité relevant du ministère de la Défense nationale, le nombre d’incidents cybernétiques de plus en plus sophistiqués augmente chaque année et les signataires du projet s’engagent à protéger les infrastructures critiques, telles que l’énergie.

Le projet est structuré en différentes phases. La première phase, ce sont les aspects techniques et juridiques du fonctionnement de ces cyber équipes européennes, consiste à analyser les possibilités de financement du projet à partir du budget de l’UE, et la seconde phase est constituée d’exercices continus conjoints et des perspectives de création d’outils de cyberdéfense mutuelle.

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